ASIBP - Association pour la Sauvegarde et la mise en valeur de l'îlot Buffon-Poliveau et de ses abords
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Des habitants du Vème ont, les premiers, été sensibles aux menaces que le projet de l’administration fait peser sur l’environnement parisien comme sur la recherche scientifique. Ils ont constitué l’ASIBP et en ont annoncé la création par la circulaire ci-dessous.


Circulaire de création de l'ASIBP - Novembre 2011


Les espaces verts du Jardin des Plantes et de ses dépendances sont menacés. Défendons-les ! Mettons-les en valeur !

Un ensemble exceptionnel ...

Un projet de l’Administration prévoit de construire de nombreux bâtiments sur l’emprise du Jardin des plantes et de ses dépendances. Or il s’agit d’un ensemble exceptionnel, apprécié en toute saison par les Parisiens comme par les nombreux promeneurs français et étrangers, et mondialement respecté de scientifiques.

Les scientifiques du Muséum national d’histoire naturelle y poursuivent leurs recherches de pointe ; le public s’y promène et y admire plantes et animaux remarquables, présentés de façon passionnante.

La grande esplanade face à la Seine est bordée de lieux au charme particulier. La Roseraie présente le long de son allée des rosiers horticoles et des rosiers botaniques. Le Carré des iris offre au visiteur un jardin frais et savamment fleuri avec ses pelouses et ses bordures de buis.

L’espace dit Ilôt Buffon-Poliveau est moins fréquenté du public. On y accède par des passages depuis la rue Buffon. Des laboratoires y sont implantés ainsi que la graineterie et l’orangerie. On y compte 5 arbres classés Historiques. Il s’y trouve même une faune particulière et protégée.

Alors que les Parisiens disposent de si peu d’espaces verts, le Jardin des plantes et ses dépendances présentent donc un intérêt unique, à la fois scientifique, écologique, d’instruction et d’agrément Mais voici que l’on voudrait procéder à d’importantes constructions, non seulement dans l’Ilôt Buffon-Poliveau mais aussi sur l’emprise même du Jardin des plantes.

... menacé par un projet de l'administration ...

« Pour rénover l’enseignement supérieur à Paris », selon l’intitulé du rapport demandé par la Ministre en décembre 2008 à M Bernard Larrouturou, Ingénieur général des Ponts et Chaussées, et remis le 10 février 2010 (> voir notre page dédiée), un Projet Poliveau prévoit de regrouper l’essentiel des installations de l’Université Paris 3 sur l’Ilôt Buffon- Poliveau.

Après y avoir détruit 9.820 m² existants, on y construirait 8 bâtiments s’élevant jusqu’à 8 (huit) étages, et totalisant 42.660 m² nouveaux. Non seulement l’Ilôt serait touché mais l’on s’en prendrait au Jardin des plantes lui-même. On y installerait 3 bâtiments pour 2.650 m² et on défoncerait la roseraie afin d’aménager en sous-sol une galerie de 3.000 m². A terme, l’usage de certaines de ces constructions reviendrait au Muséum.

L’Etablissement public d’aménagement universitaire de la région Ile de France (EPAURIF), créé en août 2010, est chargé des travaux. L’objectif affiché est louable : à l’occasion du désamiantage de Censier, lancer une opération afin de doter l’Université Paris3 de locaux regroupés sur 2 sites et offrir de meilleures conditions de travail aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs.

Mais le projet présente des inconvénients évidents et nombreux qui s’opposent à sa réalisation.

... hâtif ...

Il est remarquable d’avoir traité en 13 mois de la totalité du futur dispositif universitaire parisien : consistance, structures, orientations, gouvernance, y compris bibliothèques et logements des étudiants. Mais le projet Buffon-Poliveau est marqué par cette hâte. Ne figurent ni le coût de l’opération, ni celui de variantes possibles et le calendrier des travaux paraît exceptionnellement court. Cela jette un doute sur l’ensemble du projet.

Néanmoins, le rapport « recommande d’engager sans délai » la réalisation de l’opération Buffon-Poliveau. Aussi bien, l’EPAURIF a lancé le 29 juillet dernier un appel d’offres pour l’étude de la programmation de l’opération.

... et désastreux.

On construirait, dès 2012, 950 m² en 2 bâtiments sur l’emprise du Jardin des plantes : pourquoi mordre encore sur cet espace unique ?

On y implanterait, dès 2013, un préfabriqué de 1.700 m², à titre provisoire. Au vu des précédentes constructions « provisoires », comment croire à sa suppression ?

On creuserait sous la roseraie pour 3.000 m² de galerie de stockage. Alors que le site est menacé par une crue centennale de la Seine, ce qui devait justifier d’importants déménagements de collections, comment croire que ces travaux dévastateurs ne seraient pas extrêmement coûteux ?

On accueillerait sur l’Ilôt Buffon-Poliveau 17.000 étudiants (70 % de plus que sur les 67 ha du M.I.T à Boston !), sans compter tous les effectifs enseignants et techniques correspondant, sur un terrain enclavé, sans dégagements, sans possibilité d’y construire quelque nouvelle installation que ce soit. Comment croire que ce dispositif compact et figé pourrait s’adapter à de nouveaux besoins ?

Des immeubles s’élevant jusqu’à 8 étages seraient construits au bord de l’ancien lit de la Bièvre, peut-être même à proximité d’anciennes carrières. Comment ne pas craindre que d’importants surcoûts ne viennent grever l’opération ?

On commencerait par détruire 9.820 m² bâtis sur l’Ilôt, dont la graineterie et l’orangerie. Détruire est facile, mais, dans la conjoncture budgétaire actuelle, qui peut assurer que, cela fait, on pourra financer des constructions nouvelles ?

Les arbres d’espèces très rares doivent être protégés. Mais qui peut assurer que, dans les bouleversements du site, leurs racines ne seront pas endommagées par les engins et qu’ils pourront survivre ?

Des bâtiments seraient ultérieurement cédés par l’Université au Muséum. Comment croire que des locaux d’enseignement puissent se transformer aisément en laboratoires ?

Le Rapport lui-même s’inquiète des « remises en causes régulières des projets d’évolution des implantations des équipes » !

En résumé, « on ne peut qu’être consterné devant un tel projet, coûteux, ficelé à la vavite, éloigné des missions du Muséum, qui va faire perdre définitivement une partie de ses potentialités à un établissement unique au monde. » : telle est la conclusion de l’analyse faite par un spécialiste éminent, Philippe Taquet, membre de l’Institut, Directeur du Muséum de 1985 à 1990 (> voir notre page dédiée).

On amputerait le Muséum, institution de renom international, au nom du progrès de l’Université. Or Paris se portait fort d’accueillir les Jeux olympiques de 2012. Il n’est donc pas impossible d’y rechercher d’autres espaces en vue de doter l’Université de moyens dignes de sa mission, tout en préservant le potentiel du Muséum et en faisant bénéficier les Parisiens de l’accès aux espaces verts d’un Ilôt Buffon-Poliveau réaménagé.

Unes association vient d'être créée.

Des Parisiens se sont réunis pour alerter l’opinion et obtenir que l’administration
- renonce à ce projet ;
- préserve et accroisse les moyens du Muséum ;
- respecte l’ensemble du Jardin des plantes ;
- mette en valeur l’Ilôt Buffon-Poliveau en aménageant ses merveilleux espaces verts autour des locaux du Muséum et en y organisant l’accès du public.

Ils ont créé l’Association pour la sauvegarde et la mise en valeur de l’Ilôt Buffon-Poliveau (ASIBP), régie par la loi de 1901 et déclarée à la Préfecture.
L’ASIBP est menée par des bénévoles. Elle est complètement étrangère à toute ambition politique ou toute préoccupation financière.

Son seul objectif est d’informer les différentes instances concernées des risques irréparables que comporterait la poursuite du projet et d’en obtenir la révision, défendant ainsi la recherche scientifique française, l’agrément des visiteurs du Jardin des plantes et la qualité de l’environnement des Parisiens.

Faites entendre votre voix en adhérant à l'ASIBP

Si vous partagez ces objectifs, faites entendre votre voix en adhérant à l’ASIBP (> accéder au formulaire d'adhésion).

Plus nous serons nombreux à exprimer notre opinion, mieux nous serons entendus.

Vous pouvez adresser des courriels à l’adresse suivante > asibp.association@gmail.com.



Informations complémentaires


Les statuts de l’ASIBP et la liste de ses administrateurs sont consultables sur ce site.
> Accéder à la page des statuts
> Accéder à la page du bureau de l'association.

Toutes vos suggestions seront les bienvenues.
> Accéder à la page contact

 

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