ASIBP - Association pour la Sauvegarde et la mise en valeur de l'îlot Buffon-Poliveau et de ses abords
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L'Îlot Buffon-Poliveau abrite une faune unique et étonnante dont il serait dramatique de gravement perturber, voire de détruire, l'habitat.

Il existe au Jardin des Plantes un peuplement d'amphibiens, notamment les alytes (ou crapauds accoucheurs) et les tritons palmés, qui habitent dans les mares du jardin alpin et aussi celles de l'îlot Poliveau.


Les Alytes ou « Crapauds accoucheurs » de l'îlot Poliveau



Alyte ou Crapaud accoucheur  

L’alyte est une espèce intégralement protégée en France , Belgique et Luxembourg, inscrite dans l'annexe IV de la Directive Habitat Faune- Flore et dans l'annexe II de la Convention de Berne.

C'est une espèce indigène, qui a toujours existé depuis la création du Jardin des Plantes c‘est à dire depuis le 18e siècle. Ces alytes sont en effet très tolérants par rapport à la présence de l'homme, ils existaient dans tous les villages, depuis des millénaires ; mais hélas la pollution et la destruction des mares sont à l'origine de leur disparition.

Leur environnement actuel au Jardin des Plantes est sans doute artificiel, mais comme ici le mode de jardinage est assez sain, leur vie est donc relativement saine.

Les alytes ont besoin de cachettes qu'ils trouvent dans les murs de pierres, les fissures et les caves humides. C'est une espèce terrestre, mais leurs tétards vivent dans des points d'eau, mares, fossés ou puits.

Ils ont besoin de nourriture qu'ils trouvent sur place, insectes et invertébrés étant en grand nombre dans le Jardin. Les alytes constituent sur le Jardin une population estimée à quelques centaines d'individus, qui vivent de 5 à 7 ans.

   
Chez le Crapaud accoucheur ou Alyte,
c'est le mâle qui porte les oeufs.
> Photo blog "Radicalement nature" de MC
 


La particularité de l'alyte est son mode de reproduction : l’alyte mâle après avoir aidé la femelle a produire ses ovocytes en étreignant sa région lombaire, féconde les oeufs qui sont liés en chapelet. Ce chapelet d'oeufs est enveloppé autour des pattes arrières où le mâle porte ces oeufs pendant 2 à 3 semaines ( - en veillant qu'ils soient toujours humides) avant qu'il ne les dépose dans l'eau pour l'éclosion.

Les menaces pour cette espèce viennent davantage de l'interaction avec les hommes que des prédateurs animaux. En effet si on détruit les lieux de reproduction toute une population s'éteint. De même les aménagements urbains de grande ampleur ne donnent aucune chance de survie aux crapauds car ils détruisent les zones de vie et les zones de reproduction.

Les alytes sont là depuis l'origine du Jardin des Plantes, population sauvage qui a survécu plus de deux siècles et persiste aujourd'hui. C'est un cas intéressant de coexistence d'animaux avec l'homme. Cette possibilité de l'homme de vivre avec le monde sauvage fait rêver et espérer...


Pour en savoir plus sur les " Crapauds accoucheurs", vous pouvez consulter la page du Laboratoire de Biologie Générale de la Faculté des Sciences de Dijon :
> http://www.cerimes.fr/le-catalogue/alytes-obstetricans.html

Ecouter les chants des batraciens en allant sur ce site :
> http://www.batraciens-reptiles.com/chants.htm

Bibliographie :
- "Evolution, extinctions : le message des grenouilles" d'Alain Dubois et Annemarie Olher - Editions Le Pommier > en savoir plus
- "Docteur Toutou, le Crapaud accoucheur" - La collection 5 de la Hulotte - n° 53 > en savoir plus


Les Lissotriton Helveticus ou Tritons palmés



Triton palmé  

Comme les autres membres du genre Triturus, le triton palmé passe une partie de l'année sur la terre ferme, n'allant dans l'eau que lors de la reproduction. Durant cette période les mâles développent les caractéristiques nuptiales de l'espèce : crête dorsale et le long de la queue, qui devient plus colorée, et palmures entre les doigts des pattes arrière. Il passe la saison de reproduction de février à juin/juillet dans l'eau, période durant laquelle le triton palmé mâle entame la parade nuptiale caractéristique des tritons : il se place devant la femelle et agite la queue le long de son corps, en direction de la femelle. Par ces mouvements, il diffuse vers la femelle des phéromones sécrétées par des glandes dorsales et cloacales, dans le but de séduire la femelle.

À la fin de la parade nuptiale, le mâle monte sur la femelle et dépose un spermatophore, capsule comprenant les spermatozoïdes, que la femelle va recueillir par son cloaque. La fécondation sera alors interne. La femelle pondra 100 à 300 oeufs qui éclosent en larves (on ne parle pas de "têtards", ce terme étant réservés aux anoures) au bout d'environ 2 à 3 semaines.

Strictement aquatiques au départ, les larves sont munies dans un premier temps de branchies externes souvent bien visibles. Elles acquerront au cours de leur développement des poumons, permettant aux adultes de vivre sur la terre ferme. 6 à 9 semaines sont nécessaires aux larves afin d'accomplir la métamorphose.

   
L'adulte mâle a une coloration vert-olive ou brun.
> Photo André Chatroux (Licence Art Libre)
 

Dans les zones les plus froides, les larves passent souvent l'hiver dans l'eau, et se métamorphosent alors l'année suivante. Elles deviennent sexuellement matures la deuxième année, mais certains individus gardent parfois des caractéristiques larvaires (phénomène de « néoténie »).

Pour en savoir plus sur les Tritons Palmés :
> http://fr.wikipedia.org/wiki/Triton_palmé

 


Informations complémentaires


Regarder dans cette vidéo Annemarie Ohler, spécialiste des batraciens au Muséum National d'Histoire Naturelle, nous raconter la vie de nos hôtes amphibiens :
> http://www.jardindesplantes.net/la-biodiversite/les-amphibiens

Consulter sur le site de la Mairie de Paris les pages concernant les espèces protégées et remarquables, notamment les amphibiens :
> http://www.paris.fr/loisirs/Portal.lut?page_id=9571&document_type_id=5&document_id=18893&portlet_id=23557

Lire "La convention de Berne de 1979" sur le site "Le droit de la protection de la nature en France" :
> http://droitnature.free.fr/Shtml/ConvBerne.shtml

Télécharger l'Arrêté fixant les listes des amphibiens et des reptiles protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.
Arrêté du 19 novembre 2007 - J.O du 18/12/2007 - NOR : DEVN0766175A :
> cliquer ici (format PDF)

Télécharger le communiqué de presse conjoint du Comité français de l’UICN Muséum national d’Histoire naturelle - Service du patrimoine naturel : "Une espèce de reptiles et une espèce d’amphibiens sur cinq risquent de disparaître de France métropolitaine selon la Liste rouge des espèces menacées" - 26 mars 2008 :
> cliquer ici (format PDF)

Télécharger la liste rouge des espèces menacées en France. Reptiles et Amphibiens de France métropolitaine. Citation du document UICN France, MNHN & SHF - 2009 :
> cliquer ici (format PDF)

 

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